Qu’est ce que le web 3.0 ?

Si des néologismes sont utilisés pour qualifier l’évolution du web, c’est pour illustrer les bouleversements que l’organisation et le traitement des données ont connus.

Du web statique au web sémantique

Depuis sa création en 1990 et sa démocratisation les années suivantes, le World Wide Web a connu différents modèles de partage des données. Il a fallu attendre l’avènement du web 2.0 et la diffusion de cette expression en 2004 par Tim O’Reilly pour théoriser les différentes phases qui ont composé et composeront l’évolution du web.

Le web 1.0, ou le web statique, qualifie le web dans lequel la distribution de l’information est unilatérale. Il permet aux entreprises et aux agences web de diffuser leur catalogue en ligne : on voit ainsi les premières plateformes de e-commerce émerger. Progressivement, le web devient interactif par le biais de différentes plateformes comme les forums de discussion, les wikis, ou les blogs. Il permet aux internautes de pouvoir produire du contenu sans devoir faire preuve de compétences techniques. Le web 2.0 voit aussi les premiers réseaux sociaux se populariser, sur lesquels l’internaute devient un contributeur actif. On parle également d’un web social qui se dynamise : l’avis du consommateur est perpétuellement sollicité.

Cette création exponentielle de données doit trouver un équilibre. Le web 3.0 aspire à organiser la masse d’informations qui circule sur la toile. Pour ce faire, elle doit extraire les informations concernant l’utilisateur. Ainsi, les nouvelles technologies comme le smartphone ou les objets connectés rassemblent les informations qui vont déterminer les besoins de l’utilisateur : sa géolocalisation, ses préférences, ses paramètres personnalisés. Le marketing doit s’adapter et les différents groupes tels que Google ou Amazon doivent développer de nouveaux algorithmes pour proposer du contenu pertinent.

Homme utilisant montre connectée

Quel avenir pour le web 3.0 ?

Ce web qui tente de donner du sens aux données et qu’on qualifiera de web sémantique répond aux besoins d’utilisateurs toujours connecté.es. Le web 3.0 relie le monde réel et le monde virtuel, puisque l’on peut synchroniser et emporter ses données personnalisées sur soi.

Alors qu’il fallait attendre la deuxième phase de l’évolution du web pour théoriser sa phase 1.0, on appréhende aujourd’hui ses nouvelles évolutions. En effet, le web 4.0 soulève la question de la protection des données privées. Ces dispositifs ne se contentent pas seulement de récolter les données des utilisateurs pour les transformer en contenu personnalisé, mais permettraient à l’avenir la virtualisation des données récupérées sur les dispositifs auxquels ils sont connecté. Ainsi, l’essor de technologies telles que que la robotique ou l’intelligence artificielle ferait du web 4.0 un web ultra-intelligent, où il sera du ressort des acteurs du web de trouver des solutions et de développer des mécanismes de sécurité pour garantir la confidentialité de ces informations. De plus, les projections sur le web 4.0 pourraient limiter la production de contenu, dans la mesure où celui-ci nous proposerait uniquement du contenu adapté à nos besoins.